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Mesurer l’économie informelle

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Voilà plus de 30 ans que le concept d’économie informelle a émergé, cherchant à rendre compte d’un phénomène socio-économique bien plus ancien, combattu dans certains pays, toléré dans d’autres, mais le plus souvent ignoré des statisticiens et des économistes. Dans un tel contexte, les comptes nationaux en ignoraient l’existence, se satisfaisant le plus souvent des informations fournies par les sources statistiques ; et dans le cas où était prise en compte une évaluation de la part de l’économie non enregistrée par la statistique, il ne pouvait être question d’en différencier les caractéristiques.
Avec l’émergence du concept, des outils de mesure ont peu à peu été mis en oeuvre, et la communauté internationale s’est engagée dans la formalisation de cadres conceptuels qui sont maintenant relativement bien stabilisés (voir Annexe 1). Dans ce contexte, se développe une demande pour la compréhension du phénomène et sa mesure. Or cette mesure peut être mise en oeuvre à deux niveaux ; un premier niveau est celui que permettent les enquêtes statistiques, portant sur des populations de plus ou moins grande amplitude (dans l’espace et dans le temps). Mais un autre niveau est également souhaité : la place que cette économie occupe dans l’économie nationale, niveau que seule la comptabilité nationale est en mesure de fournir. Sachant qu’une telle demande ne peut en aucun cas être satisfaite si cette mesure n’est pas menée de manière intégrée dans le processus plus général d’élaboration des comptes.

Image: © IRD